Circuit de la Voie Romaine

LA VOIE ROMAINE

De Metz à Arriance, la voie romaine traverse la partie romane de notre département ; après Chémery jusqu’à Keskastel, elle s’enfonce dans la partie germanique.
Elle constitue la limite des bans de Mainvillers et de Many. Sur une longue période, elle représentait aussi entre ces deux villages, l’ancienne frontière linguistique (parler germanique à Mainvillers et parler roman à Many).
De part et d’autre de l’intersection du Niederumerweg et de la voie romaine, des microtoponymes comme « La Stay » (= arrêt ou séjour), « Zollstock » (=arrêt à la douane), « sur Strass » (= sur route) et « Rodfeld » (= rouges terres et/ou carrefour gallo-romain) évoquent une frontière.


MAINVILLERS

On trouve les premières traces de Mainvillers, qui dépendait de l’abbaye bénédictine de Longeville-les-StAvold, sous la dénomination « Mahanvilre » en 991.
Les armoiries portent d’une part les trois glands de l’abbaye et d’autre part, le gril du martyr de St Laurent, patron de la paroisse.

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Le nom de la localité a varié selon les époques ; quelques exemples : Mauviller en 1346, Malwer au XVIIe siècle, Maiweiler pendant l’annexion allemande, Maiwilla en dialecte germanique (francique). Une précision, Mainvillers a été le village le plus sinistré du canton à la fin du 2e conflit mondial.


LA CHAPELLE DE LA VISITATION

Elle fait référence à la visite de Marie chez sa parente Elisabeth selon l’Evangile de St Luc chapitre 1, versets 39 à 56).
A un kilomètre du village, une première chapelle a été érigée en 1760 au bord de la voie romaine, à la suite d’un vœu formulé par les habitants en détresse lors de la terrible épidémie de petite vérole (variole). Agrandie en 1774, elle a été détruite en novembre 1944, puis reconstruite quelques années après la libération.

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FERME DE BONHOUSE

Un document de 1147 parle de la métairie de Bonhous. On y soignait des lépreux qui ne pouvaient subsister que des aumônes des « Gutleute » (= bonnes gens). Ce terme fut par la suite donné aux lépreux.
Leur refuge fut appelé « Gutleuthaus », la maison des Bonnes Gens, c’est-à-dire lépreux, d’où Bonhouse.